Pour S.
Verre. Bois.
Sable et arbre.
Je vois la vie quadrillée de verre.
***
Croyez-vous que les fenêtres ont des ailes ? Moi, oui. Des ailes lourdes, grasses, collantes. Elles se posent à un endroit et ont beaucoup de mal à décoller. Chacun a sa fenêtre. Sa fenêtre sur le monde. On l'ouvre quand le souhaite. On la ferme quand on ne veut plus entendre le brouhaha du monde.
La mienne est juste un peu entrouverte. Juste assez pour entendre le murmure du vent, le chuchotis de l'humanité.
D'un seul coup, son rire l'ouvre complètement. Son rire que j'ai n'ai pas entendu depuis longtemps. Je l'avais presque oublié.... me penche pour regarder dehors. Je vois la bouche d'où sort son rire. Ses yeux se plissent quand ce rire brille. Ça fait du bien, ce rire. Même si je ne le partage pas. Il a l'air de bien se porter, ce rire.
Faudrait que j'aille voir. Mais bon, sauter par la fenêtre, c'est pas facile.
Je me rends compte en regardant mieux que ce n'est pas juste du verre qui nous sépare. C'est eux. Ils se mettent entre nous. Leurs mots nous ont éloignées. Leurs lèvres en remuant, en s'agitant ont bloque son rire. Je n'entendais que leur bruit. Sa musique ne me parvenait plus. Je m'abreuve de ce rire. J'étais assoiffée. Je ne le sais que maintenant.
Il faudrait que j'ose. J'ai envie de rire, moi aussi. "Pourrais-je à nouveau rire avec toi ?" Ca me manque. Un jour peut-être...
Pour moi traverser la fenêtre, c'est demander pardon. C'est la chose la plus simple à faire et la plus dure à obtenir.
Alors : "Pardon, ça te dérange si je ris avec toi ?"
Ma fenêtre doit avoir les ailes cassées. Je vais la soigner. Peut-être pourra-t-elle s'envoler à nouveau. Peut-être pourrons-nous rire encore. Rien qu'une fois. Une seule toute petite fois. J'ai envie de rire.
Verre. Bois.
Sable et arbre.
Je vois la vie quadrillée de verre.
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Croyez-vous que les fenêtres ont des ailes ? Moi, oui. Des ailes lourdes, grasses, collantes. Elles se posent à un endroit et ont beaucoup de mal à décoller. Chacun a sa fenêtre. Sa fenêtre sur le monde. On l'ouvre quand le souhaite. On la ferme quand on ne veut plus entendre le brouhaha du monde.
La mienne est juste un peu entrouverte. Juste assez pour entendre le murmure du vent, le chuchotis de l'humanité.
D'un seul coup, son rire l'ouvre complètement. Son rire que j'ai n'ai pas entendu depuis longtemps. Je l'avais presque oublié.... me penche pour regarder dehors. Je vois la bouche d'où sort son rire. Ses yeux se plissent quand ce rire brille. Ça fait du bien, ce rire. Même si je ne le partage pas. Il a l'air de bien se porter, ce rire.
Faudrait que j'aille voir. Mais bon, sauter par la fenêtre, c'est pas facile.
Je me rends compte en regardant mieux que ce n'est pas juste du verre qui nous sépare. C'est eux. Ils se mettent entre nous. Leurs mots nous ont éloignées. Leurs lèvres en remuant, en s'agitant ont bloque son rire. Je n'entendais que leur bruit. Sa musique ne me parvenait plus. Je m'abreuve de ce rire. J'étais assoiffée. Je ne le sais que maintenant.
Il faudrait que j'ose. J'ai envie de rire, moi aussi. "Pourrais-je à nouveau rire avec toi ?" Ca me manque. Un jour peut-être...
Pour moi traverser la fenêtre, c'est demander pardon. C'est la chose la plus simple à faire et la plus dure à obtenir.
Alors : "Pardon, ça te dérange si je ris avec toi ?"
Ma fenêtre doit avoir les ailes cassées. Je vais la soigner. Peut-être pourra-t-elle s'envoler à nouveau. Peut-être pourrons-nous rire encore. Rien qu'une fois. Une seule toute petite fois. J'ai envie de rire.
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