jeudi 4 juin 2009

Et sonne le glas?


La lutte? Bien sûr qu'on y croyait, on y croyait tous! On a fait des sacrifices, au nom de la lutte, au nom de nos idéaux, pour nos principes. On a marché, longtemps, on a hurlé fort, certains ont tourné avec acharnement, d'autres ont occupé les lieux et ont participé à la vie universitaire, chacun à sa manière, chacun à son rythme, "jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction" disait-on! Mais les gars, on s'est fait planter! Si! Là, juste là, de l'autre côté du plexus solaire, dans le dos, exactement, là, bien profondément. Les enseignants se déresponsabilisent : «On n'a fait que suivre les étudiants, nous ; ce n'est pas notre grève!», l'État continue à s'en battre les entrecôtes, et les autres, tiens, parlons-en de ces autres. Non, n'en parlons pas, c'est dadaïsant, c'est confédérationnalement étudiantique, c'est libertatourmentateur d'esprit. Où en sommes-nous? Que faisons-nous? Les battants sont perdus, les lâches sourient, les pécresseurs oppressent en se frappant la panse, et l'argent coule à flots dans les poches, jamais trouées, et à double fond, des Filâtrélistes. J'entends les rires de ces autres, et ça perce le ventre, autant d'horreur, c'est un cancer virulent, c'est vomitif. Alors, c'est fini?


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